Home / Arte Eros / Frédillo e Paul Verlaine, poesie e disegni spudorati raccontano le verità della società del falso
Se vuoi ricevere gratuitamente sulla tua bacheca gli articoli e i saggi di Stile Arte, clicca qui sotto "Mi piace".

Frédillo e Paul Verlaine, poesie e disegni spudorati raccontano le verità della società del falso

PUOI RICEVERE GRATUITAMENTE, OGNI GIORNO, I NOSTRI SAGGI E I NOSTRI ARTICOLI D’ARTE SULLA TUA HOME DI FACEBOOK. BASTA CLICCARE “MI PIACE”, ALL’INIZIO DELLA PAGINA. STILE ARTE E’ UN QUOTIDIANO , OGGI ON LINE, FONDATO NEL 1995

Frédillo (o Fredillo) misterioso illustratore, fu vicino al grande poeta Paul Verlaine. Dai materiali poetici, poi raccolti nelle Oeuvres livres, l’artista ricavò preziose tavole illustrate che contengono parte dei versi del poeta, parte di testi a lui ricondotti. Sono situazioni grottesche nelle quali le apparenze inamidate della società ottocentesca francese crollano nell’anti-mondo dominate dalle urgenze del corpo e della sessualità.  In qualche modo l’inversione, l’altra faccia della realtà è rappresentata, nel prologo, dalle foglie che vengono girate e viste dalla parte opposta rispetto a quella con la quale si presentano normalmente. Perfettamente impaginati, scritti a mano e “miniati” con illustrazioni spudorate i fogli rinviano per tipologia stilistica a un gusto ancora pienamente ottocentesco.
Frédillo fu vignettista per il periodico La Lanterne (1874-1876), per Echo e per La Plume (dopo 1889).
ista poco prima del 1914.

 

 

Paul Verlaine
Oeuvres Libres

fredillo verlaine 1
Feuilles à l’envers, recueillies par un bourguignon sale

Comme vos sœurs des bois ombreux
Hantés de désirs amoureux :
Voltigez, feuilles indiscrètes,
Retournant vos faces secrètes
Sous les doigts des amants heureux.

OUVERTURE

Rameneuses du gland transi qui se dérobe,
Branleuses aux sollicitudes infinies!
Et les mains au bout de ces bras, que je les gobe!
La caresse et la paresse les ont bénies,

Mais quoi? Tout ça n’est rien, putains, aux prix de vos
CuIs et cons dont la vue et le gôut et l’odeur
Et le toucher font des élus de vos dévots,
Tabernacles et Saints des Saints de l’impudeur.

C’est pourquoi, mes soeurs, vers vos cuisses et vos fesses
Je veux m’abstraire tout, seules prêtresses vraies,
Beautés mûres ou non, novices ou professes,
Et ne vivre plus qu’en vos fentes et vos raies.

 

 

fredillo verlaine 2

fredillo verlaine 3

L’apothicaire

Maître Jean Visautrou, chevalier du Clystère
Auprès de la baronne Alde de Trousserré
Avec un lavement doctement préparé
Venait ce matin-là remplir son ministère.
La dame lui présente un fessier plantureux
Où doit se consommer l’humide sacrifice
Et du large croupion, ajustant l’orifice,
Visautrou, dont le bras est prompt et vigoureux,
Pousse au monstre, et d’un jet lancé d’une main sûre,
De son bouillon pointu, lui remplit la fressure.
La victime en frémit jusqu’en son fondement,
Et de son gros boyau sort un sourd grondement.
Visautrou, digne et fier, contemplait son ouvrage ,
Et d’un doigt complaisant pressait le trou mignon ;
« Noble Dame serrait la fesse avec courage »
Criait-il – « Attendes un instant ! tenez bon ! » –
Mais, coupant son discours par une pétarade,
La belle, au même instant, vous lâche une foirade
Qui lui remplit le bec d’un mélange juteux ;
Rien ne s’était perdu de toute la bordée ;
Et notre matassin, dans un état douteux,
Se disait, en lavant sa figure embrenée,
Je sens bien que l’excès en tout est un défaut :
Il faut du zèle soit ! Pourtant point trop n’en faut !

fredillo verlaine 4

La Plume

Les titillations de ta langue savante
Autour du gland qui gonfle et devient rubescent
Font mon désir plus vaste et plus concupiscent
Sous la salivation de ta bouche bavante.

Va redouble d’ardeur que rien ne t’épouvante
La sève va jaillir dans un effort puissant
Qu’en le méat, ouvert par son bout caressant,
Ta langue vibratile entre, très énervante.

Hume, suce, remonte et jusqu’au périnée
Que ton baiser léchant ma chair abandonnée
Dans un spasme final brise mon corps tendu.

Prends tout ! Et ton travail qui s’achèvera farouche
M’ayant conduit au but longuement attendu
Pour prix t’apportera … mon foutre dans ta bouche.

fredillo verlaine 5

fredillo verlaine 6

fredillo verlaine 7

 

fredillo verlaine 9

fredillo verlaine 10
fredillo verlaine 11

fredillo verlaine 12

 

Entre deux feux

Eglogue

Blonde comme les blés, pure comme les lis,
Au bord d’un ruisselet dont le courant gazouille,
Se croyant seule, hélas ! la jeune Amaryllis
De sa robe de lin, lentement se dépouille.

Soudain, un cri perçant fait tressaillir les bois :
Deux pâtres ont bondi sur la belle ingénue
L’un bave des baisers sur sa poitrine nue
L’autre palpe excité ses formes de ses doigts.

En vain elle supplie et cherche à se débattre
Ses trésors sont pillés en maints endroits secrets.
Leurs lèvres et leurs doigts folâtrent indiscrets,
De son cul de satin à ses tétons d’albâtre.

Dans ce pressant péril, elle invoque les Dieux.
« Tais-toi, dit Mélibé, il faut que je t’adore. »
« Donne moi ta toison, plus fraîche que l’aurore ! »
Insiste Polémon qui bande, radieux.

D’un double trait alors, par devant, par derrière,
L’amour frappe, en vainqueur, au seuil des voluptés.
Le sang coule vermeil quand crève la barrière
Qui gênait Polémon dans ses félicités.

L’enfant se sent mourir : « Dieux, dit-elle, il me semble
Que j’étouffe… Ah ! c’est trop d’ivresse et trop d’ardeurs ! »
Trépignant à ces mots qui les couvraient d’honneur
Les deux braves fouteurs déchargèrent ensemble.

 

ACCEDI GRATUITAMENTE, CLICCANDO SUL LINK AZZURRO, ALLA NOSTRA RICCHISSIMA RACCOLTA DI STUDI E SAGGI DEDICATA AD ARTE ED EROS

foto 10

 

 

 

 

 

 

www.stilearte.it/category/arte-eros/

 

 

x

Ti potrebbe interessare

F. HAYEZ, I profughi di Parga, 1831, olio su tela, 201 x 290 cm, Brescia, Pinacoteca Tosio Martinengo

Vade retro, Romantico

a manzoni copertina

Marco Manzoni primo premio assoluto al Nocivelli 2016. L’intervista