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La vie du jeune Merisi entre Caravaggio et Milan – Découverte – Curuz et Conconi

Paciocco francese

 

Le premier acte public relatif à Michelangelo Merisi est l’enregistrement de son baptême dans l’église Santo Stefano al Brolo, à Milan. La cérémonie se tint le 30 septembre 1571 en présence de ses parents et de son parrain, Francesco Sessa.

Les parents du jeune Michelangelo étaient originaires de Caravaggio, qui appartient aujourd’hui à la province de Bergame mais était alors le fief des Sforza et, par conséquent, lié au Duché milanais.
Les noces Merisi-Aratori furent un événement pour la communauté. Le marquis Francesco Sforza et un membre de la famille aristocrate Secco d’Aragona furent témoins des noces. Michelangelo aurait vu le jour huit mois plus tard.
Lucia Aratori, mère du Caravage, était la fille de l’arpenteur du village, Gian Giacomo, un personnage cultivé, administrateur public et homme de confiance des marquis de Sforza. Lucia venait d’une classe sociale plus élevée que son mari. Sa famille, qui arborait un blason au dragon rampant sur fond bleu étoilé, appartenait à l’aristocratie professionnelle citadine. Un grand-oncle maternel de Michel Ange, ancien notaire, possédait à côté de l’ancien hôtel de ville un édifice de style gothique qu’il avait fait décorer de plafonds peints et de panneaux représentant sa femme et lui-même, le blason familial et des personnages historiques et mythologiques. Le palais allait être légué à l’arrière grand-père de Michelangelo Merisi, puis cédé aux marquis, qui le relièrent à l’hôtel de ville pour aménager leur résidence féodale.
Le jeune Michelangelo, ses parents étant restés à Milan avec son petit frère, Gian Battista, et sa demi-sœur, fut envoyé chez ses grands-parents maternels dans la maison de porta Folcero. En 1576, son nom ne figurait pas parmi ceux des membres de la famille résidant à Milan. Son éducation fut tout d’abord confiée à son grand-père Gian Giacomo, qui enseigna sans doute à l’enfant les premiers rudiments de dessin, l’emmena visiter les chantiers du sanctuaire et lui fit découvrir les œuvres des grands artistes locaux comme Fermo Stella, Prata da Caravaggio, il Moietta, et lui raconta les entreprises couronnées de succès de Polidoro da Caravaggio à Rome.
La mère du Caravage, Lucia, après avoir pris l’avis de son père, Gian Giacomo, décida entre 1583 et 1584 de faire suivre une formation artistique très onéreuse à Michelangelo Merisi qui avait alors treize ans, non pas en tant que simple apprenti mais comme élève. La période de formation de quatre ans devait durer jusqu’en 1588. Peterzano accueillit l’élève chez lui, dans la paroisse milanaise de San Giorgio al Pozzo Bianco, à la Porta Orientale. Le contrat signé le 6 avril 1584 par la mère de Michelangelo Merisi (alors âgé de 13 ans) et par Peterzano prévoyait que le jeune garçon habite dans la maison de son maître durant quatre ans.


Vecchia FranceseLe séjour milanais de Michelangelo Merisi fut de type privilégié, le jeune homme bénéficiant de protections attentives. Outre son maître – pour lequel il représentait une précieuse source de revenus – Le Caravage pouvait également compter sur tout un réseau de protection. Le prêtre Ludovico Merisi, son oncle, habitait à Milan, ainsi que de riches parents exerçant la profession de fourreurs. Constance Sforza Colonna, figure essentielle de toute son existence, s’installa également dans la capitale l’année où Le Caravage débutait sa formation.
La découverte d’un dessin de l’école de Peterzano représentant une scène du Mont Sacré de Varallo a permis d’établir pour la première fois un rapport très étroit entre l’atelier fréquenté par Le Caravage et le « Grand Théâtre des Montagnes » cher à Charles Borromée. Le Mont Sacré est un col rocheux sur lequel ont été édifiées de minuscules chapelles abritant des statues grandeur nature afin de recréer les lieux saints de Palestine ou d’ailleurs – comme par ex. ceux de la vie de Saint François – et permettre aux fidèles de se recueillir sur un tracé qui évoque les principaux épisodes de la vie du Christ et des saints. Nous savons également que l’artiste de Caravaggio, Fermo Stella, réalisa plusieurs fresques du Mont Sacré de Varallo et que la visite aux Mont Sacrés, encouragée par Charles Borromée, faisait partie des pratiques de dévotion d’un bon chrétien. S’y ajoute le fait que Carlo Bascapé, directeur spirituel de Constance Colonna Sforza, allait devenir responsable de ces lieux. Il est par conséquent très vraisemblable que Michelangelo Merisi ait visité Varallo et en ai gardé un souvenir très net.
Après avoir quitté la maison-atelier de son maître, Michelangelo alla habiter dans le quartier de San Vito al Pasquirolo.
En 1589-1590, Simone Peterzano réalisait le retable ci-contre pour l’église paroissiale . L’œuvre ne contient aucun indice permettant de supposer une intervention du Caravage, ce qui démontre l’éloignement – temporaire ainsi qu’on le verra plus loin – avec Peterzano.



L’intérêt de Constance Sforza Colonna pour les Merisi, et le réseau de relations existant entre la marquise, le prêtre, le peintre et sa famille sont attestés par les recommandations contenues dans deux lettres datées de 1600 et envoyées par Constance et sa bru à Bascapè, devenu évêque de Novare, afin qu’il ordonne prêtre Giovan Battista Merisi, jeune frère du Caravage. La cérémonie se tint à Novare – selon une procédure spéciale et ad personam – et non à Crémone, diocèse compétent en la matière.
La famille Colonna et les Barnabites entretenaient des relations très étroites. Durant la période difficile du début de son mariage, Constance fut assistée par Alessandro Sauli puis par Carlo Bascapè. La correspondance échangée fait état du soutien politique et économique accordé par la marquise à la congrégation. Son nom figure parmi les principaux bienfaiteurs de l’église San Barnaba, où est conservé le tableau.

Cliquez ci-dessous pour télécharger le pdf de la découverte. Texte en français. Tome I

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Cliquez ci-dessous pour télécharger le pdf de la découverte. Texte en français. Tome II

http://www.lulu.com/shop/maurizio-bernardelli-curuz-and-adriana-conconi-fedrigolli/le-jeune-caravage-d%C3%A9couverte-de-cent-ouvres-in%C3%A9dites-tome-ii/ebook/product-20682945.html

 

 

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